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 Tzadkiel • Il se pique et il se came, pique et pique et colégram

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წ Séraphins


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Tzadkiel
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MessageSujet: Tzadkiel • Il se pique et il se came, pique et pique et colégram   Ven 7 Aoû - 17:26


Tzadkiel / John Doe
feat. Jason Isaacs

Infini mais pense avoir une cinquantaine d'années ♠ Ange ♠ Neutre ♠ le Ciel ♠ Dieu ♠ Drogué célibataire
Physique

Deux perles bleues étincelantes fixant le monde à travers la fumée. Deux yeux bleus marines et à la fois clairs, mélange du ciel et de la mer, des abysses les plus profondes et de l’horizon infini.
Deux yeux qui fixent le vide, ne se préoccupant pas de la puanteur que dégage le corps où ils se trouvent. Habits décharnés, souvent déchirés, laids et mal entretenus. On peut voir facilement que « l’humain » qui les porte ne se lave que lorsque la pluie tombe, qu’on le force ou qu’il se retrouve sous la douche par miracle.
Ces deux yeux sont entourés d’un visage marqué par des rides de vieillesse. Seuls restent des cheveux noirs, derniers survivants d’une vieillesse qui ne cesse de gagner la bataille contre un corps avançant doucement vers la tombe, même si en vérité tout cela s’est figé.
Cheveux noirs et reflets corbeaux, bleus marines comme les yeux. Courts et commençant à se dégarnir doucement. Affichant un front béant.

Au fond, il n’est pas forcément très beau dans ce corps. Mis à part ses yeux étincelants qui ne brillent plus depuis longtemps, il en reste quelqu’un de charismatique mais sans plus. De taille modeste, atteignant tout juste le mètre quatre vingt, monsieur n’est ni gros ni maigre, quoiqu’un peu rond, avec plus de graisse que de muscles.

Mais cette apparence n’est qu’un reflet de quelqu’un qui fut, et qui n’est plus vraiment. Tzadkiel ne ressemble pas à cela de base. Seulement, il ne le sait pas, il est persuadé que ce qu’il voit quand il croise par hasard un miroir, correspond à ce qu’il est.
En vérité, on représente Tzadkiel de façon prestigieuse, avec des grandes ailes jaunes et brillantes, deux paires d’ailes.
Mais Tzadkiel avait beau être « magnifique » pour un ange, étant un séraphin, il resta toujours humble quant à son « apparence ».
Néanmoins, s’il prenait la peine de se rappeler de qui il était, il aurait très certainement le moyen de faire apparaître des ailes déchirées à certains endroits, qui ont clairement perdu leur prestige d’antan.
Caractère

Tzadkiel fut un ange rempli de compassion. Bien qu’il fût semblable à ses frères en étant parfois plus froid que l’hiver, il restait quelqu’un de miséricordieux, chez qui le Pardon et la Pitié étaient des vertus principales. Il aimait à aider les humains qui en avaient besoin, et savait écouter quand il le fallait.
C’était quelqu’un de bien au fond. Parfois un peu radical sous certains aspects, mais habité par une douceur que l’on ne pouvait pas négliger. Contrairement à certains de ses frères qui ne possédaient que leur servitude envers Dieu et leur froideur militaire.
Tzadkiel adorait la vie, les humains et n’aspirait qu’à une autre chose : la liberté. La connaître, la sentir et la reconnaître, la caresser et s’enivrer d’elle. C’est peut-être pour cette raison que bien que sympathique, il restait souvent en retrait de ses camarades les autres anges.
Solitaire, il préférait alors passer son temps à observer les humains, venant parfois leur rendre visite.
Il adorait Dieu tout autant que les anges ou même les humains. Il était une bonne personne, poli, humble et bon, qui ne se plaignait jamais et aimait toujours.

Et puis. Vint l’incident où il se retrouva puni injustement selon lui, et où il se força à oublier. A partir de cette instant, tout ce qui faisait l’essence de ce qu’il était disparu. Peut-être qu’au fond, sans le vouloir, il s’efforça de devenir tout ce qu’il n’avait jamais été, pour éviter de se rappeler.
Toujours est-il que John Doe, est une personne désagréable au possible, lasse, penaude et molle, qui préfère passer son temps à se droguer, qu’à venir en aide aux gens. Egoïste, il pense d’abord à lui avant de réfléchir à penser aux autres. La compassion n’existe pas à ses yeux, puisque de toute façon il renie toute personne qu’il croise. Il n’aime pas la compagnie, et est resté solitaire.
Finalement, il vit surtout sans trop savoir vraiment pourquoi. John aimerait voir sa vie se terminer, mais continue de profiter des bienfaits de celle-ci. Par bienfaits, j’entends bien sûr par là, la drogue. Quel que soit le support pour en prendre, il passera ses journées à se doper, se droguer, se faire halluciner.
Il ignore que ce qu’il voit comme des hallucinations étranges où ses sens sont renforcés, ne sont en vérité que ses sens d’anges en action. Il profite de cela voilà tout. Il ignore pleins de choses, mais n’est néanmoins pas si stupide que ça. C’est juste qu’il pense ne plus être en capacité à réfléchir, alors qu’il l’est parfaitement, et qu’il est tout à fait intelligent.
Il n’a encore pas remarqué grand-chose quant à ce qu’il se passe à Sheol. Soit parce que ça ne l’intéresse pas, soit peut-être parce qu’il se voile la face, histoire d’éviter de se rappeler. Mais il se doute, il commence à comprendre, et n'en pense pas vraiment du bien, de se sentir entouré de choses inhumaines. Il espère juste que ce ne sont que des hallucinations.

John a envie de se rappeler de qui il est, et admet que parfois il peut faire des efforts dans ce sens, mais en vérité, il craint plus que tout ce qu’il pourrait venir à découvrir. Donc il préfère que l’on continue de l’appeler par ce nom d’emprunt « John Doe ».

Malgré son antipathie aïgue, cela ne l’empêche pas de vivre en compagnie des gens. Il squatte chez eux, ou squatte avec eux. John est finalement sans cesse entouré, et même s’il s’en plaint, il s’y est habitué.
Autrement, je ne l’ai pas encore précisé parce que cela me semblait logique, mais en vérité, notre protagoniste, n’est plus du tout un modèle de bonté, ni de politesse. Après tout, il enchaîne les gros mots, les actes immondes et les mauvaises actions d’un simple haussement d’épaules. Il se fiche du mal qu’il fait, persuadé que sa mort va bientôt venir, désirant réellement pourrir en enfer.
Il est quelqu'un qui a le sang chaud : quand on le provoque, il a tendance à répondre assez vite, et a du mal à rester calme.
En fait, John n’a que peu d’estime de lui. Il se trouve minable et lamentable, pas même capable de se sortir de sa situation. Au fond de lui, il doit sûrement se haïr profondément, pour continuer de s’infliger tout cela, rageant que son corps guérisse aussi facilement.

Seulement étrangement, il n’est pas devenu une pourriture. Certes, il n’est pas facile à vivre, mais il ne voudra jamais réellement du mal aux gens qui l’entourent. Sauf pour les voler afin d’obtenir leur argent, mais pour ce détail ci c’est différent – selon lui -.
Et puis, il aime à discuter, et est plutôt attentif, même s’il ne s’en rend pas forcément compte, et que quand il vient à comprendre que ça fait une heure qu’il écoute les mêmes plaintes, il râle.
C’est surtout un homme grognon, détruit, détestant la vie et lui-même, plus qu’un être démoniaque capable du pire.
Histoire
C’est difficile de respirer sous la fumée. De fait, c’est difficile de vivre sous la fumée, de voir sous la fumée. Sous la fumée.
Exister sous la fumée. C’est comme tenter de vivre dans le ciel. C’est impossible, parce qu’on étouffe avant. Nos poumons explosent avant.

J’étouffe. Mon souffle se bloque. Ma respiration s’enfuit, comme un pot d’échappement.
Un pot d’échappement ne s’enfuit pas, il fuit juste, mais vous avez saisi le principe. Il y a trop de molécules. De particules dans l’air, qui m’emprisonnent de leurs présences, s’imposant dans mon délire, se mêlant à ma vie, m’enfermant. Pourtant, je ris. Je trouve encore la force de presser sur mon ventre, sur mes cordes vocales, sur mes poumons invincibles et jamais détruits, et je ris. Aux éclats. A m’en décrocher la mâchoire. A m’en faire éclater la cervelle.
C’est la dernière chose dont je me rappelle, avant de perdre connaissance.
Avant de ne plus savoir qui je suis vraiment, que mon esprit s’embrouille sous une brume gigantesque, un néant insondable.

* * *

Quand je me réveille, je ne sais pas où je suis. Je ne sais jamais vraiment où je suis d’habitude, et encore moins au réveil, donc je ne dit rien. J’ai l’habitude. On s’adapte toujours quand on est quelqu’un comme moi. Et puis, je sais que je ne vais pas tarder à comprendre. Il me suffit de voir pour comprendre. Toujours.
Je ne ris plus vraiment, je n’ai plus la force, ça y est.
Je suis dans une chambre, il y a une femme, aux yeux inquiets. Elle vibre étrangement, je vois autour d’elle des choses. Je délire encore.
Je ne sais pas qui elle est, je m’en moque. Je vais lui dire merci, me lever, partir, et recommencer.
Tout tourne toujours encore et encore, spirale infernale qui n’en fini jamais. L’infini de l’univers et de la routine de la vie.
Je déteste cette vie. Savoir que malgré tous mes efforts, elle ne se termine pas. J’aurais aimé vivre ailleurs. Dans un endroit paradisiaque, ou il n’y a personne pour m’aider.
Je crois que ça s’appelle l’Enfer. J’aurais aimé vivre en Enfer.

* * *

Il y a longtemps, si longtemps qu’on ne peut même pas poser une date, Dieu dit des mots. Dieu compta sept jours. Dieu décida.
Et quand Dieu décide, un monde se crée, la lumière s’allume sans interrupteur, et la vie vit.
Les premiers balbutiements du monde continrent les anges.
D’abord eux, à l’image de leur créateur, nés pour servir et aimer Dieu. Nés pour lui servir autant d’esclave que de soldat. Ou peut-être pour combler sa solitude.
Ils étaient des milliers, des légions d’êtres ailés, crée de la main de dieu – bien que ceci soit une métaphore, Dieu étant esprit -.
Ils étaient des camarades. Des frères. Des sœurs. Êtres asexués. Obéissants et sans émotions, ne pensant qu’à dieu encore et toujours. L’observant créer le monde. Comptant les jours, appréciant le monde. Le caressant de loin, le caressant du regard. Y prenant soin.
Parmi eux, il y avait lui. Il aurait pu être n’importe lequel cela n’aurait rien changé.
Tzadkiel. Sachiel. Zadkiel. Hesediel. L’ange de la miséricorde, de la liberté et de la bienveillance.
Qu’importe son nom ou ses occupations. Il était là. Existant.

* * *

Le monde est parsemé d’un milliards de particules qui me font face en permanence. J’aime à l’observer, même si cela à un côté un peu effrayant. J’ai envie de les attraper, les secouer, comme on secouerait une canette, pour voir l’effet que cela se fait.
Je vois les insectes, les microbes, la moindre des bactéries. Cela me fait rire, alors je fume encore. Je me pique encore. Je sniffe. Toujours. Sans m’arrêter. Mon corps supporte cela. Il ne se plaint pas.
Il se laisse faire. Et le délire continue. Je vois des choses amusantes. J’entends au loin, je sens l’odeur de la boulangerie à des kilomètres de là. Mes sens se décuplent mais je soupçonne l’illusion. Je vois les couleurs plus brillantes que jamais. Ca brûle, mais c’est agréable.
Ma vie est une illusion. Mais même en fermant les yeux, la terre continue de tourner, s’imposant à moi, m’obligeant à la sentir.
Je tombe souvent. Je tiens peu debout. Je ris beaucoup. Je m’éclate la face contre terre.

* * *

Puis, vint l’heure de l’avènement des humains. Le premier d’abord, Adam. L’homme.
Puis le reste, le premier péché, le premier meurtre, tout sembla s’enchainer vite.
Mais tout avait une cause, tout tournait autour d’une seule personne.
Non. Autour de deux personnes. Dieu n’était plus tout seul à imposer son autorité. De l’équilibre suprême du monde, ne restait que deux parties qui se battaient la meilleure place.
Le Bien. Le Mal. L’impossibilité d’être dans le Gris. L’insoutenable tension tenant à cause d’un pardon qui ne vint jamais.

Tzadkiel observa ce qu’il se passa mais ne commenta rien. Il aimait la liberté, et celle-ci l’emmenait souvent à rester loin de ses confrères. Il aimait les humains. Parce que ceux-ci étaient libres, mais qu’ils faisaient n’importe quoi.
Il les aimait, et les observait. Aussi, il ne chuta pas et resta accroché au Ciel.
De toute façon, il n’avait pas le choix. N’était ce pas écrit qu’il restait gentiment accroché aux nuages ? Finalement, l’ange détestait sa condition.
Etre la liberté mais ne jamais pouvoir être libre.
Il aurait aimé être un humain, parfois. Ceux-ci ne savaient rien de la chance qu’ils avaient à ne pas savoir ce qui allait advenir d’eux.
Tzadkiel savait. Et il se sentait mal.

* * *

- Ah, nous arrivons à un cas un peu particulier… Quelqu’un peut me dire de quoi il souffre ?

La voix d’un homme, âgé, qui a vu le temps et les étudiants en médecine défiler. Un hôpital, toujours plus blanc que jamais, toujours plus terne. Des oreilles attentives, et des yeux curieux, observant un homme assis sur un siège.
Il reste assis. Il ne tourne même pas son regard vers eux. Il semble inerte, inconscient, mais ses yeux sont grands ouverts, fixant le vide du monde, immobile.

- Catatonie ?

Catatonique. Il entend ce mot souvent en ce moment. Il l’entend, mais c’est comme si ce mot était loin. Il résonne avec le vide, il se mêle à des cris, à des souvenirs qui tournent façon spirale dans son esprit.
Catatonique. Immobile, mais bien présent. Il les entend parler, mais ne fait pas attention à eux. Il est dans son monde, il reste coincé dans sa bulle. Il ne veut plus en ressortir. A moins que cela soit parce qu’il ne peut plus ? Il craint, il veut arrêter de penser mais pense toujours plus.
Au fond de lui, il hurle en permanence, alors que le corps qu’il habite est à l’état de légume.

* * *

Ce ne fut pas une rébellion. En fait, ce fut juste une vague bêtise. Une vague affirmation, et une conclusion rapide. C’est lui le coupable, il n’aurait pas dû faire cette suggestion, et qu’importe s’il est un séraphin, qu’importe s’il est important.
Aux yeux de ses anges qui jugent trop vite, il n’est déjà plus rien. Il sait ce qu’il va advenir de lui. Tzadkiel connaît la suite.
Il peut entrapercevoir la torture, la douleur, la souffrance. La haine d’exister, puis l’oubli. Parce qu’on lui imposera d’oublier. Parce qu’on le lavera de l’intérieur.
Il songe aux robots que les hommes se démènent à construire. Ces robots sans âmes.
Les anges ont-ils une âme ?

* * *

Je veux oublier. Nous avons toujours été bons pour nous rappeler. Voir le temps s’écouler sur nous sans le sentir, mais en retenant la moindre parcelle du monde.
Je veux oublier, ne plus me rappeler de rien. Je ne veux plus vivre là. Je ne veux plus jamais faire partie de ces gens là. Ils me dégoutent. Ils me font mal. La douleur est forte. Je veux…Je veux revivre je ne sais pas où, mais loin de là. Je ne veux pas qu’on me fasse oublier, je veux oublier tout seul. Les atrocités. Vivre, respirer, être libre. Humain peut-être.
Je veux être libre. Libre. Qu’est ce que la liberté ? Est-ce celle que je suis censé promettre ? Celle que Lucifer a désirée avant d’être puni pour une phrase de trop ? Celle que les humains pensent détenir ? Celle que les autres anges brident au maximum, peut-être en la jugeant dangereuse.
Qu’est-ce que la liberté ? Existe-t-elle vraiment ? Dieu l’a-t-il crée ?
Je veux avoir la liberté d’oublier. Oublier les mots de mes frères. Oublier les marques faites par mes sœurs.
Avant qu’ils ne me fassent oublier à leur façon. Je veux m’enfuir. S’enfuir, est-ce oublier ? Est-ce être libre ?

* * *

Immobile, bloqué et prostré, sur son fauteuil il ne bouge pas. Incapable d’être libre de ses mouvements, il mue. Comme une chenille dans un cocon, il se prépare. On ne sait pas vraiment à quoi, et peut-être ne deviendra-t-il jamais papillon, peut-être ne sortira-t-il jamais de son cocon.
Pourtant soudain, c’est comme si la vie revenait à lui, il se sent apte à bouger et ses pensées s’alignent petit à petit. A petit pas, il reprend vie. Il a enterré ce qui lui faisait mal. Il s’est forcé à oublier. Il ne veut pas revoir la punition, la torture, les cris, la douleur.
Alors il reprend vie, parce qu’il a effacé.
La machine redémarre.
On l’entend.
Il bouge.

* * *

Dehors, j’ai l’impression qu’il n’y a rien. Je vois des gens trembloter, d’autres être réconfortés. Je ne dors pas. Je ne mange pas. Je n’ai pas froid. Je crois que ce n’est pas normal.
Ce n’est pas normal et j’ai envie d’être normal. Ou pas. Je ne sais pas. Je ne sais pas qui je suis, ni ce que je fais ici. Je me suis réveillée dans un hôpital. On m’a appelé John Doe. On m’a désigné. J’existais, mais je n’était pas logique.
Et surtout, je voyais. Des choses que personne ne voyait. Je les sentais, les entendait, les goutait, les touchait.
Je ne comprends pas tout.

Dehors, c’est blanc. Ce qu’il se tient dans la main de l’homme qui me promet que ça m’aidera à aller mieux. Pourtant, je suis persuadé que cette chose blanche n’est certainement pas un médicament.
Mais je ne sais plus, je ne sais rien. J’ignore mon nom, j’ignore mon âge. Mon origine.
Je ne sais rien du tout du monde et de la vie. Alors je prends ce qu’il me tend. Je suis persuadé que cela m’aidera à me rappeler. Et à sentir ce que je ne semble pas ressentir ou à ne plus sentir ce que je semble ressentir.
M’inverser.

* * *

Il a les yeux grands ouverts, immobile. Pourtant, il ne tient plus dans un fauteuil. Il n’est plus catatonique, il est juste… Blasé, lassé. La vie est inintéressante, et il a beau tenter de s’en débarrasser, la fin ne vient jamais.
L’overdose n’arrive jamais. C’est comme s’il guérissait instantanément. Non, ce n’est pas comme si.
Il guérit instantanément. Alors il se drogue. Encore. Héroïne, cocaïne, crystal-meth, tout ce qui se fume, s’injecte, il l’essaie. Il sniffe, il se pique, encore, toujours. Et il oublie encore un peu plus.
Il oublie que depuis le début il n’est pas comme les autres. Il se persuade qu’il dort, mais sait que c’est faux. Il ne mange rien, il vit dans la rue, le lendemain, il vit chez une femme. Parfois chez un homme. Certains veulent l’aider, et il apprend à leur répondre poliment. Il leur dit « Vas-te faire foutre connard ».

* * *

Je la vois. Elle se barre en pleurant, la tête baissée. Je sens ses larmes, mais je sais que c’est juste un délire. Bon Dieu que les femmes sont chiantes. Ce n’est pas de ma faute si je veux pas d’elle, si je veux de personne. Je veux juste…Oublier d’exister, oublier, ne plus exister. Un peu tout ça à la fois. Mais j’ai pas l’impression que ça arrive.
J’ai aussi essayé de me rappeler, mais ça marche pas plus. Et quand je pense trop, j’atterris devant les pyramides ou la tour eiffel. Je crois que mes délires partent loin. Le truc fun c’est que quand les gens me voient dans mes hallucinations, ils sont tous hyper surpris. Autant que moi. Et je comprends ce qu’ils disent.
Alors j’arrête de penser, et je reviens là où j’étais, souvent dans un trou, une ruelle bizarre ou un trottoir. Parfois chez quelqu’un.

* * *

On le poursuit. Sa première réaction a été de courir. De disparaître. Sans le savoir. De se faire petit. De se dissimuler. D’espérer qu’on ne le retrouve pas.
Il ne comprend pas. Enfin si il comprend. Son passé le rattrape, et il n’aime pas ça parce que les personnes qui sont après lui pourraient lui rappeler quelque chose de mauvais.
John décide de s’enfoncer dans l’oubli, et préfère changer d’endroit.

* * *

Ce n’est arrivé qu’une fois en fait.
Je les ai semé dans les champs, je les ai semé à travers les champs, je les ai semé à travers les chemins. Je me suis perdu moi-même, tant pis. Au diable ces conneries, je ne sais pas si j’ai envie de savoir qui j’étais.
Je suis John Doe et qu’on arrête de me casser les couilles avec autre chose.

* * *

Il a oublié. Il fait tout pour oublier. Il vit dans le déni. Non, les choses qu’ils voient, la moindre parcelle du monde, la plus infime poussière, c’est grâce à la drogue qu’il voit ça. Pas parce qu’il est un ange.
Non, s’il guérit instantanément, c’est juste parce qu’il a de la chance, il en a connu des comme lui. Il est sûr qu’un jour, ça le tuera. Il guérit juste parce qu’il vit sous une bonne étoile. Pas parce qu’il est un ange.
Non, s'il arrive à envoyer des gens à l'hôpital en frappant à peine, c'est parce que la drogue le renforce. Pas parce qu'il est un ange.
Non, s’il fini en France ou en Egypte ou partout ailleurs, ce n’est pas réel, c’est une illusion. Ce n’est pas de la téléportation. C’est encore la drogue qui provoque ce genre de choses. Pas parce qu’il est un ange.

D’ailleurs qu’est ce qu’un ange ? Un prêtre veut l’aider, il lui crache dessus. Dieu n’existe pas. Dieu c’est juste un salopard qui a fait un monde pourri où il est facile de crever. Sauf que lui survit. Dieu c’est aussi un bon moyen de jurer. Dieu ne sert qu’à ça.
Parce qu’il est une création de Dieu, qui a oublié qui il était. Qui s’est forcé à oublier. La torture l’a détruit. Il s’est enfui du Ciel, pensant pouvoir se cacher, mais la folie l’a guetté, la folie l’a touché. Alors il s’est immobilisé un temps. Avant d’oublier.

Les anges ont-ils une âme ? La liberté existe-elle ? Ce genre de questions a été remplacé par « Putain où elle est ma dose ? Bordel de merde il me faut du fric j’ai besoin de me faire une ligne ».
Il pense que cela le calme. Il pense que ses délires sont amusants. Il rit, mais ce n’est pas sous la drogue. Pourtant, il se persuade que si. Il ne veut pas voir la vérité en face, il ne veut pas la comprendre.
Et à force de marcher, de vagabonder, de quémander, de voler, d’agresser, de disparaître, de réapparaître, il fini à Sheol.
Parce que c’est amusant, tout le monde est attiré ici. Tzadkiel, ou John Doe comme il pense s’appeler – pourtant il a parfaitement compris ce que c’était « John Doe » -, ne sait pas qu’il est recherché. Que certains anges veulent sa peau, ou au moins le ramener au paradis, lui secouer le cerveau, lui faire oublier, alors qu’il a déjà oublié. Il ne sait pas non plus que c’est l’Apocalypse. Il ne s’en rappelle plus.

Mais c’est comme si la drogue l’aidait quand même à rester cacher. Les anges ne semblent pas le trouver. Ils l’ont fait une fois. Pas deux. A moins que la fin du monde les occupe plus que les fugitifs en cavale.
Cela fait un temps qu’il sillonne les lignes de coke et de diverses drogues.

* * *

Il arrive à Sheol avec une tête déterré, passe sa première nuit dans une poubelle. C’est pas mal les poubelles. Il y a juste trop de choses. D’odeur. De molécules qui s’agitent.
Il y trouve un cadavre. Il se dit que ses hallus sont de pire en pire. Oh. Tant pis.
Finalement il se plait bien dans cette ville.
Elle sent comme lui. Reste à savoir si elle à l’odeur de l’ange ou l’odeur de la mort.
Peut-être les deux. Ou autre chose.

* * *

Je sens une présence derrière moi. Ici tout le monde semble différent du reste du monde. Tout le monde m’apparaît étrange, et je dois bien avouer que ça me fait flipper. Je préfère me cacher, au maximum.
C’est juste histoire d’être sûr que rien ne me suis. Je ne suis pas paranoïaque, c’est juste que quelque chose en moi me dit de me protéger. Me dit de voler de mes propres ailes.
J’aime bien cette expression. Voler de ses propres ailes. Faudrait-il encore que j’en ai. Là j’ai plus l’impression d’être prisonnier de la terre qui me retient en vie, qui m’empêche de partir. Je vais quand même rester ici pour le moment. La poubelle où j’ai fini était cool, confortable.
Et y a cette gamine qui veut que je la suive là maintenant. Elle croit pouvoir m’aider et m’héberger. Cette gamine est folle. Elle a quoi ? Vingt ans ? Gamine, je suis un drogué, je suis un rebut de la société. Ma place c’est dans les poubelles avec les autres déchets. Mais toi tu vois autre chose.
Je me demande combien de temps elle va durer. Une semaine peut-être. Ou deux.
En attendant, je me couche dans son pieu. Je fume.
La fumée m’étouffe autant qu’elle m’enivre.

Vivre dans la fumée. C’est comme vivre dans les nuages ou dans le ciel. C’est juste de la connerie.  
Derrière le miroir
Hey! Je m'appelle  KoalaVolant et j'ai 20 ans 1/2. Je suis tombé dans votre asile de fous grâce à... Percy qui m’a gentiment fait la pub sur PRD quand je cherchais à jouer mon perso ange….Wait. Une minute….. et j'aimerais vous dire un secret : En fait, j’aime les bananes. Et je suis Aleksey et Elias :’D…
© Lyr
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MessageSujet: Re: Tzadkiel • Il se pique et il se came, pique et pique et colégram   Ven 7 Aoû - 18:38

BIENVENUE Very Happy again

J'adore ta fiche Smile
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MessageSujet: Re: Tzadkiel • Il se pique et il se came, pique et pique et colégram   Ven 7 Aoû - 21:34

Bienvenue de nouveau^^
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წ Séraphins


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Tzadkiel
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MessageSujet: Re: Tzadkiel • Il se pique et il se came, pique et pique et colégram   Sam 8 Aoû - 0:04

Merci Sammychou et Tritris Very Happy
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MessageSujet: Re: Tzadkiel • Il se pique et il se came, pique et pique et colégram   Sam 8 Aoû - 0:41

Hé bien, rebienvenue une troisième fois avec ton petit ange Razz
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წ Séraphins


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Tzadkiel
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MessageSujet: Re: Tzadkiel • Il se pique et il se came, pique et pique et colégram   Sam 8 Aoû - 12:21

Ouaaaais Gabriel Very Happy Merciii Very Happy
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Percy
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MessageSujet: Re: Tzadkiel • Il se pique et il se came, pique et pique et colégram   Sam 8 Aoû - 14:31

Félicitation! Vous êtes validé(e)!

Rebienvenue avec cet ange! Longue fiche XD Mais bien! Very Happy un ange qui sent la poubelle :(a): Yeath un nouveau ami de rue pour Jason XDD Mouhahaha! Amuse-toi avec celui-ci!

Les penses-bêtes

Signer le règlement...
Remplir les informations de votre profil.
Faire sa fiche de fiche de liens & son topic.
Aller se recenser dans l'annuaire.

Bon jeu parmi nous! Very Happy
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Tzadkiel
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MessageSujet: Re: Tzadkiel • Il se pique et il se came, pique et pique et colégram   Sam 8 Aoû - 15:38

Wouiii merci Percy <33 Et oui ma fiche est longue mais héhé B).
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MessageSujet: Re: Tzadkiel • Il se pique et il se came, pique et pique et colégram   Sam 8 Aoû - 19:42

Re-re-bienvenue !
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წ Séraphins


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MessageSujet: Re: Tzadkiel • Il se pique et il se came, pique et pique et colégram   Sam 8 Aoû - 20:05

Merci Luluchou !! :3
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MessageSujet: Re: Tzadkiel • Il se pique et il se came, pique et pique et colégram   Dim 9 Aoû - 8:53

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MessageSujet: Re: Tzadkiel • Il se pique et il se came, pique et pique et colégram   Lun 10 Aoû - 12:11

Re-re-bienvenue xD
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Tzadkiel
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MessageSujet: Re: Tzadkiel • Il se pique et il se came, pique et pique et colégram   Lun 10 Aoû - 14:48

Merci à vous deux B).
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MessageSujet: Re: Tzadkiel • Il se pique et il se came, pique et pique et colégram   

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Tzadkiel • Il se pique et il se came, pique et pique et colégram
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